La semaine dernière, l'Ontario et le Québec annonçaient sept conditions préalables à la construction de l'Oléoduc Énergie Est, dont une évaluation climatique. Aujourd'hui, sous la pression de l'Alberta, ces deux provinces font marche arrière sur ce dernier point en refusant de prendre en compte l'impact causé par le projet en amont.
Choisir d'évaluer uniquement l'impact de la construction de l’oléoduc et non de ce qu'il contient revient à calculer la quantité d'alcool contenue dans une canette de bière sans mesurer le degré d'alcool... de la bière.
La construction de l’Oléoduc Énergie Est, dont l'impact sur le réchauffement climatique équivaudrait à celui causé par plus de 7 millions de voitures, annulerait tout bonnement la réduction des émissions de gaz à effet de serre obtenue depuis que l'Ontario a choisi de ne plus utiliser le charbon comme source d'énergie.
Appelez le cabinet de votre première ou premier ministre pour lui dire que le projet Énergie Est doit être assujetti à une vraie évaluation solide et fiable de son impact sur le réchauffement climatique.