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Appelez la Banque Africaine de Développement à financier l'énergie 100% renouvelable

Bien que la BAD affirme soutenir la transition vers l'énergie renouvelable, son portefeuille énergétique comporte malheureusement encore plus de 45% d'investissements dans les combustibles fossiles que sont le charbon, le pétrole et le gaz. Cette situation est incompatible avec la vision 100% énergie renouvelable du Climate Vulnerable Forum, dont sont membres de nombreux États africains.

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La présente lettre est adressée à Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (BAD), et à l'ensemble du conseil d'administration de la Banque Africaine Développement. Ci-dessous le corps de la lettre:

Monsieur le président Adesina,

Appel à la Banque Africaine de Développement à s’aligner sur l’objectif de 1,5 °C et à renforcer la transparence

Nous sommes conscient.e.s. du travail accompli par la Banque au cours des dernières années et nous nous réjouissons qu'en 2017 ses investissements dans le secteur énergétique aient porté exclusivement sur l'énergie 100% renouvelable. La Banque affiche ainsi sa volonté de guider l’Afrique vers l’énergie du futur. Nous sommes également ravi·e·s qu’elle ait approuvé l’an dernier des projets de production de 1.400 mégawatts d’énergie renouvelable au total.  Il s’agit d’un grand pas vers l’objectif de l’accord de Paris visant à limiter l’élévation de la température mondiale à 1,5°C par rapport au niveaux de l'ère pré-industrielle.  Nous avons suivi la progression de la Banque en matière de transparence et de facilitation d'accès à l'information et avons constaté qu'elle occupe la 4è place dans le classement 2018 de l'Indice mondiale de transparence de l'aide. Ce classement traduit une amélioration des capacités opérationnelles de la Banque, l'efficacité de ses systèmes et de ses processus, ainsi que l'observation des règles de divulgation de ses projets, programmes et aides financières.

Nous appelons cependant la Banque à davantage de transparence dans la divulgation d'éventuels et futurs investissements. Ce renforcement indispensable de la transparence donnerait au grand public la possibilité d’exprimer son opinion sur les investissements qui menacent son bien-être et sa qualité de vie, tout en permettant à la BAD d’explorer des solutions de développement alternatives profitant à toutes les parties.  Nous appelons également la Banque à divulguer et partager les données sur les émissions de gaz à effet de serre associées à chaque projet soutenu et à l’ensemble du portefeuille. Elle enverrait ainsi un signal fort aux investisseurs et aux décideurs en leur indiquant qu’il est nécessaire de prendre des mesures financières et politiques dissociant la croissance et le développement des émissions.

Tous les États africains ont adopté l’accord de Paris sur le climat et l’objectif de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle. Des publications internationales, et en particulier le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), confirment que les pays d’Afrique sont parmi les plus vulnérables au changement climatique.   Le rapport du GIEC attire par ailleurs l’attention sur les impacts dévastateurs d’un réchauffement dépassant 1,5°C.  L'élévation continue des températures aura des conséquences catastrophiques pour la population africaine. Le coût des dommages tels que l'aggravation des troubles civils, des migrations et de la destruction des infrastructures, exigera que des fonds considérables soient débloqués pour assurer le bien-être des Africain·e·s. Il incombe par conséquent aux gouvernements et aux institutions publiques de la région – dont la BAD – de montrer l’exemple à la planète en réduisant les émissions de façon nette et démontrable. 

Bien que la BAD affirme soutenir la transition vers l’énergie renouvelable, son portefeuille énergétique comporte malheureusement encore plus de 45% d’investissements dans les combustibles fossiles que sont le charbon, le pétrole et le gaz. Cette situation est incompatible avec la vision 100% énergie renouvelable du Climate Vulnerable Forum, dont sont membres de nombreux États africains.

Nous sommes convaincu.e.s que la BAD peut appuyer plus résolument cet effort crucial, qui mènera à des progrès rapides rappelant ceux des télécommunications en Afrique, pour propulser le continent vers des sources d'énergie innovantes et propres du 21è siècle. Encourager les acteurs du secteur énergétique africain à privilégier les projets d’énergie renouvelable créera des emplois et des infrastructures durables, et évitera une pollution et des émissions nocives à l’origine de dommages irréversibles. Pour promouvoir la transformation et l'adoption de technologies d'avant-garde, la Banque devra commencer par adopter une approche robuste et exhaustive de mesure et de déclaration des émissions de son portefeuille, y compris celles liées aux secteurs autres que l'énergie et aux intermédiaires financiers.

En conséquence, nous invitons vivement la BAD:

  1. à intensifier ses efforts en matière de transparence pour faciliter l’accès du grand public à l’information et faire la lumière sur l’engagement et la consultation des parties prenantes;
  2. à accroître la transparence des investissements proposés et du portefeuille en général, notamment en ce qui concerne la comptabilisation des gaz à effet de serre associés à chaque projet soutenu et à l’ensemble du portefeuille;
  3. à étendre ses efforts en faveur de la transparence à la tarification du carbone et à la gestion opérationnelle de la Banque;
  4. à étendre ses efforts en faveur de la transparence dans sa stratégie d’efficacité énergétique;
  5. à convertir son portefeuille en des projets d’énergie 100% renouvelable et une agriculture et des infrastructures durables à faibles émissions;
  6. à publier une feuille de route guidant la réduction des émissions à l’échelle du portefeuille et l’alignement sur l’objectif de 1,5°C.

Nous sommes impatient·e·s de découvrir quelles mesures seront prises pour mettre ces changements en pratique.  Notre espoir est de parvenir à travailler tous ensemble pour mettre le continent africain sur la voie d’un avenir durable et plus prometteur.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président, nos respectueuses salutations.

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